Votre projet

Vous avez un projet ? Quelle que soit l’étape où vous vous trouvez dans votre parcours de création ou développement d’activité, nous serons là, à vos côtés. Suivez les 10 étapes ci-dessous pour bien construire votre projet de création d’entreprise.

Les 10 étapes clés du parcours d’un porteur de projet

Les étapes de votre parcours se présentent le plus souvent comme suit :

Il s’agit d’émettre les hypothèses de départ quant à votre futur positionnement sur un marché donné :

  • Quels seront mes produits ou services ?
  • Pour quelles cibles ?
  • À partir de quels moyens ?
  • Suivant quels prix ?
  • Suivant quel mode de vente ?
  • Avec quels vecteurs de communication ?

À ce stade, l’objectif est de vérifier que l’activité que l’on projette :

  • Est possible à partir des compétences, diplômes et aptitudes dont on dispose ou que l’on obtiendra
  • Est compatible avec ses contraintes, sa situation personnelle (famille, santé, apport personnel …)
  • Est en phase avec ses motivations personnelles (autonomie, argent, responsabilités, créativité …)

Il convient le plus possible de se mettre en situation en allant par exemple à la rencontre de collègues expérimentés.

L’étude de marché est une étape indispensable de votre business plan pour convaincre vos partenaires (notamment vos financeurs) de la faisabilité économique de votre projet.

Elle se décompose au moins entre 3 parties :

  1. Analyser l’environnement macro-économique
  2. Cerner mon marché et déterminer mon positionnement (mix marketing)
  3. Évaluer mon volume d’affaires

L’environnement macro-économique

De quelle manière globalement se comporte mon activité à l’échelle nationale ou internationale ? Marché en forte croissance, ou à maturité ? Métier en forte mutation ou non ? Quelles sont les opportunités ou menaces qui intéressent mon secteur ?

Cette analyse peut par exemple se réaliser à l’aide de plusieurs approches :

  • Étude sociodémographique en lien avec ma cible
  • Évolution des tranches d’âge, CSP, répartition spatiale de la population…
  • Étude du contexte législatif et réglementaire (+ politique si besoin …)
  • Étude des évolutions technologiques en lien avec mon métier
  • Étude socioculturelle
  • Évolution des sensibilités, des comportements d’achat…

Mon marché et mon positionnement

Il convient de bien identifier et évaluer les différents acteurs qui occupent mon marché :

  • La clientèle (identifiée ? localisée ? diffuse ?)
  • Les concurrents directs et indirects
  • Les prescripteurs (professionnels en contact direct avec ma cible et susceptible de m’orienter des clients)
  • Les fournisseurs
  • Les services d’État de « tutelle » : DREAL, DIRECCTE …

Le positionnement de l’entreprise sur son marché est sans doute la pierre angulaire du projet. Il est alors important à ce stade, suite à étude, de venir valider, modifier ou abandonner ses hypothèses de départ (cf. étape 1) pour déterminer :

  • ses produits ou et services
  • sa cible de clientèle
  • ses prix
  • son mode de vente
  • ses canaux de communication
  • ses facteurs différenciants

C’est aussi à ce moment-là qu’intervient, le cas échéant, l’étude d’implantation (étude du règlement d’urbanisme, des projets d’aménagements en cours, des flux de circulation, des droits d’entrée, etc.).

Évaluation du volume d’affaires

La solution de facilité serait de se limiter à une évaluation du chiffre d’affaires prévisionnel à partir du seuil de rentabilité, c’est-à-dire calculer le chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir ses charges.

Pour autant, est-ce que les clients seront effectivement suffisamment nombreux pour assurer ce volume d’affaires ? Il faut aller plus loin, procéder par exemple, à situation égale, par comparaison avec des entreprises similaires, des statistiques …

Le chiffre d’affaires prévisionnel doit être le point de départ du montage de votre budget prévisionnel, à partir duquel doivent découler l’ensemble des autres éléments (investissements, stock, approvisionnements …) ; et non l’inverse !

Le budget prévisionnel doit permettre d’apprécier la viabilité économique de l’entreprise. Il est composé de plusieurs tableaux de gestion, parmi lesquels deux se distinguent plus particulièrement : le plan de financement et le compte de résultat prévisionnel.

Le plan de financement

Le plan de financement reprend l’ensemble des moyens dont l’entreprise a besoin pour exercer l’activité. Dans ce cadre, il faut par exemple veiller à ne pas sous-estimer la trésorerie nécessaire à la montée en charge de l’entreprise.

Il reprend les ressources financières qui doivent être mises à disposition. Tout au long de son existence, la solvabilité de l’entreprise sera souvent appréciée au regard du rapport fonds propres / emprunts.

Le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat prévisionnel a pour but d’évaluer la rentabilité de l’entreprise, c’est-à-dire sa capacité à créer de la richesse lui permettant ainsi de rembourser ses emprunts, de capitaliser puis de réinvestir pour se développer.

Dans ce cadre, le résultat de l’entreprise est souvent retraité pour parvenir au calcul de deux indicateurs :

L’EBE : Excédent Brut d’Exploitation = Résultat d’exploitation + dotations aux amortissements

Il est par exemple souvent isolé pour évaluer le rachat d’une entreprise ou de son fonds de commerce.

La CAF : Capacité d’Autofinancement = Résultat + dotations aux amortissements

Elle doit au minima est suffisante pour rembourser le capital de l’emprunt et assurer l’accroissement du besoin en trésorerie.

Choix du statut juridique de l’entreprise

Du point de vue juridique, il existe deux grandes catégories d’entreprise :

  • Les entreprises en nom propre (entreprise individuelle, SNC … )
  • Les personnes morales (SARL, SAS …)

Dans le premier cas, le chef d’entreprise et son entreprise finalement ne font qu’un. Les responsabilités, les patrimoines sont confondus.

Le choix est étroitement lié au projet et la situation personnelle de chacun. Plusieurs critères doivent être pris en compte : l’endettement, les risques juridiques et financiers, le potentiel de développement, l’ouverture du capital, la transmission et la succession, la fiscalisation des bénéfices, etc.

Puis un certain nombre d’autres risques doivent également être anticipés par des contrats d’assurance tels que : la responsabilité civile professionnelle, la perte d’exploitation, l’assurance « homme clef » …

Le régime social

Suivant le statut juridique choisi, le chef d’entreprise relève soit de la Sécurité sociale pour les indépendants (entrepreneurs individuels, gérants majoritaires de SARL …), soit du régime social des assimilés salariés (gérants minoritaires de SARL, présidents de SA SASU SAS …).

Régime de la Sécurité sociale pour les indépendants

  • Pas de cotisations et de droits au chômage
  • Même niveau de protection que les salariés pour la maladie (médicaments, soins, hospitalisation …)
  • Pas de protection en matière d’accident du travail et de maladie professionnelle

Concernant les commerçants et artisans :

  • Même mode de calcul pour la retraite que les salariés
  • Invalidité totale et définitive (50 % du revenu annuel moyen)
  • Incapacité partielle au métier (30 % du revenu annuel moyen)

Régime social des assimilés salariés

  • Pas de cotisations et de droits au chômage
  • Même niveau de protection que les salariés pour la maladie (médicaments, soins, hospitalisation …)
  • Même niveau de protection en matière d’accident du travail et de maladie professionnelle que les salariés, mais avec un montant de cotisations sociales plus élevé.

Concernant les commerçants et artisans :

  • Même mode de calcul pour la retraite que les salariés
  • Invalidité totale et définitive (50 % du revenu annuel moyen)
  • Incapacité partielle au métier (30 % du revenu annuel moyen)

Il convient de compléter sa complémentaire santé par une complémentaire prévoyance adaptée pour se prémunir contre les accidents de la vie.

Le régime fiscal (micro fiscal, réel simplifié, réel normal, déclaration contrôlée)

Le régime fiscal dépend de votre niveau de chiffre d’affaires et de la nature de votre bénéfice (BIC ou BNC). Il détermine votre régime de TVA et votre type d’impôt : impôt sur le Revenu (IR) ou impôt sur les Sociétés (IS).

À noter que les Entreprises Individuelles sont nécessairement assujetties à l’Impôt sur le Revenu.

À l’impôt sur le revenu, les prélèvements de l’exploitant et le bénéfice (BIC ou BNC) sont confondus.

À l’impôt sur les sociétés, on distingue le résultat de la société qui est imposé à l’IS, la rémunération du gérant et les dividendes qui quant à eux sont imposés à l’IR.

À l’IS, il est donc sans doute plus aisé d’optimiser le paiement de l’impôt et des cotisations sociales suivant comment on répartit la richesse créée entre rémunération du gérant, résultat et dividendes.

Afin de rationaliser votre énergie, n’hésitez pas non plus à cette étape à vous faire conseiller. Le timing, l’ordre de prospection, le choix des financeurs seront importants.

Puis, dans le détail, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • La nature des ressources de financement : emprunt bancaire, prêt d’honneur, avance remboursable, subvention, prise de participation …
  • Les garanties possibles

Plusieurs aspects doivent être étudiés dans le choix du lieu d’implantation de votre activité :

  • Zone de chalandise
  • Axes de communication
  • Flux
  • Visibilité
  • Accessibilité
  • Activités motrices à proximité
  • Règlement d’urbanisme
  • Projets d’aménagement en cours
  • Réseaux

Plusieurs solutions vous sont alors permises :

  • Activité à domicile (sous certaines conditions)
  • Location ou acquisition d’un local professionnel
  • Construction d’un bâtiment sur un parc d’activité

Le service économique, avec son large choix de locaux et terrains économiques disponibles (publics ou privés), vous accompagne dans votre recherche.

Avant de lancer votre activité, vous devrez bien entendu organiser votre communication avec :

  • Un calendrier
  • Un plan média (communiqués de presse …)
  • Une inauguration
  • Une stratégie réseaux sociaux
  • Un plan d’actions commerciales
  • Une stratégie de sensibilisation des prescripteurs
  • Un aménagement de signalétique

Les démarches administratives d’installation varient suivant le statut juridique (société ou pas) et le régime social de l’entreprise (commerçant, artisan, profession libérale, agriculteur…)

La création d’une société va impliquer par exemple :

  • La rédaction de statuts qui va venir encadrer le fonctionnement juridique de l’entreprise, les responsabilités des associés, du ou des gérants…
  • La nomination d’un gérant
  • Le dépôt d’un capital social
  • La publication d’une annonce légale

L’immatriculation de l’entreprise se réalise obligatoirement par l’intermédiaire d’un CFE (Centre de Formalités des Entreprises) qui a pour mission de déclarer votre entreprise et faire connaître sa configuration (statut juridique, régime social, régime fiscal) auprès de l’ensemble des organismes obligatoires :

  • INSEE notamment pour définir les SIREN, SIRET, code APE de l’entreprise
  • Le Greffe du tribunal de commerce pour l’inscription au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés)
  • La DIRECCTE (Inspection du travail)
  • Les caisses sociales (CPAM, CARSAT)
  • Le centre des Impôts

Le CFE recueille l’ensemble des informations qui permettent d’identifier l’entreprise et son activité : dénomination, nom commercial, siège social, activité, statut juridique …

Des précautions doivent d’ailleurs être prises quant au choix du nom commercial. Il faut veiller à ce qu’il ne soit pas protégé.

CFE des artisans = Chambre des Métiers

CFE des commerçants = Chambre du Commerce et de l’Industrie

CFE des professions libérales = URSSAF

CFE des agriculteurs = Chambre d’Agriculture

Immatriculation en ligne : www.guichet-entreprises.fr

Les obligations comptables de votre entreprise sont liées à votre régime fiscal.

Votre comptable vous accompagnera dans le respect de ces obligations.

Des mentions obligatoires (Siret, dénomination, RCS, montant du capital social …) doivent être portées à vos différents documents contractuels (factures, devis …)

Le suivi de gestion

Le suivi de gestion est indispensable de pouvoir mesurer régulièrement la performance de l’entreprise à l’aide de tableaux de bord.

En outre, mieux vaut peu d’indicateurs lisibles et régulièrement suivis que pléthore d’indicateurs diffus et peu suivis.

Il est par exemple important de pouvoir anticiper ses mouvements de trésorerie. Un artisan veillera à surveiller de très près sa valorisation horaire et son taux de retour devis tandis qu’un commerçant fera très attention à sa marge.

Être entouré et rester en veille

Une fois en activité, le chef d’entreprise est souvent absorbé, happé par les contraintes de production et progressivement se retrouve seul face à un certain nombre de problématiques.

Il est important, autant que faire se peut, d’entretenir des liens avec différents réseaux (associations de chefs d’entreprise, cluster…), de prendre conseil auprès de structures d’accompagnement.

Une étude de marché est aussi un exercice perpétuel qui ne se limite pas à la création d’activité. Un chef d’entreprise doit constamment rester en veille pour anticiper les comportements d’achat, les évolutions technologiques. Il devra par exemple se dégager du temps pour visiter des salons professionnels, recevoir des fournisseurs…

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